Quelques caractéristiques du Séneçon du Cap

Si vous vous êtes déjà promené près du port ou près de la voie rapide, vous avez peut être déjà aperçu le séneçon du cap, qui se remarque bien grâce à ses nombreuses fleurs jaunes lors de la période de floraison (principalement de mai à septembre). Cette plante non native s’est implantée en France dans les années 30 via des graines piégées dans de la laine de mouton importée d’Afrique du Sud. Sa capacité de reproduction et de dispersion lui a permis de s’étendre et de se maintenir sur de nombreux sites, allant du bassin méditerranéen à la façade  Atlantique – Manche – Mer du Nord. Localement, les premières observations remontent après 2010, localisées principalement autour du port du Légué. Depuis, elle colonise de nouveaux espaces, préférentiellement des zones vacantes avec peu de végétation.

Elle rentre dans les discussions de gestion de la réserve naturelle de la Baie de Saint Brieuc en 2018 lorsque les premiers pieds sont observés dans les dunes de Bon-Abri (Hillion), seul territoire terrestre de la réserve naturelle. La crainte des gestionnaires est de voir cette plante coloniser l’ensemble de la dune, ce qui entraînerait une perturbation de l’écosystème et une régression des plantes natives, comme le séneçon de Jacob.

 

Cependant il est très difficile de retirer une plante invasive une fois implantée dans un milieu car elles ont une très forte capacité de reproduction, en produisant beaucoup de graines plusieurs fois dans l’année. Les graines, une fois produites et stockées dans la banque de graines (c’est à dire l’ensemble des graines présentes dans le sol), peuvent rester en dormance plusieurs années avant de germer à nouveau. Si la suppression totale de cette plante n’est donc pas possible, il est néanmoins possible de limiter sa propagation.

C’est pourquoi depuis deux ans, des chantiers d’arrachage du séneçon du cap sont menés quatre fois par an avec l’aide du département. Le but de ces chantiers est d’empêcher sa propagation à d’autres endroits du site, en enlevant les plantes avant qu’elles ne grainent. La semaine dernière a eu lieu le quatrième et dernier chantier de la saison, avec cent litres de séneçon du cap enlevés. Il faudra attendre encore quelques années pour voir si cette méthode est suffisante pour limiter le développement et la propagation de cette plante.

Chantier arrachage de Séneçon du Cap en octobre

 

Chantier d’arrachage du Séneçon du Cap en juillet 

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