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Pieuvre ou Poulpe ?

Les noms Pieuvre commune et Poulpe commun désignent en réalité la même espèce : Octopus vulgaris. Également appelé Minard en Bretagne, le Poulpe a donné son nom à des lieux-dits littoraux, comme la Pointe de Minard à Plouha ou la Mare aux minards à Pléneuf-Val-André.

 

L’incroyable Poulpe !

Huit bras partant de la tête, trois cœurs, neuf cerveaux, un sang bleu, un regard captivant avec ses pupilles rectangulaires, une grande intelligence, une capacité à changer de couleur pour se fondre dans son environnement, à émettre de l’encre pour couvrir sa fuite, à perdre et régénérer un membre… Comme beaucoup de mollusques céphalopodes (calmars, pieuvres et seiches), le Poulpe fascine.

 

D’autres facultés à découvrir ?

Doté d’une mémoire à court et long terme et d’un grand sens de l’observation, le Poulpe est connu pour sa capacité à résoudre des énigmes. En étudiant sa cousine californienne, Octopus bimaculatus, des chercheurs viennent d’identifier des récepteurs propres aux céphalopodes, assurant une détection ultra-efficace des composés chimiques dans l’eau, dissous ou non : notre pieuvre pourrait donc aussi goûter en touchant !

 

Une vie courte, discrète et solitaire

D’une taille moyenne de 60 cm et d’un poids moyen de 3 kg, le Poulpe présente une croissance rapide et ne vit qu’un à deux ans. Au moment de la ponte, la femelle cesse de s’alimenter et se consacre à la surveillance et la ventilation de ses œufs. Après l’éclosion, elle meurt d’épuisement. Les poulpes sont territoriaux et solitaires : chacun se cache dans son gîte, distant de celui du voisin d’environ 30 m.

 

Un retour après 60 ans d’absence…

Ce prédateur de crustacés et de mollusques (bivalves et autres céphalopodes) avait disparu des côtes bretonnes et normandes suite aux grands froids de l’hiver 1962-1963. Cette absence avait d’ailleurs profité aux gisements de Coquille Saint-Jacques. Depuis quelques années, l’espèce est de nouveau signalée en Côtes d’Armor et retrouve ainsi sa place dans l’écosystème.

 

N’hésitez pas à nous transmettre vos observations.

Plus d’informations sur la biodiversité marine.

 

La diffusion des actualités du Réseau des naturalistes costarmoricains est soutenue par la Région Bretagne et le dispositif du Service Civique (Ministère de l’Éducation Nationale).

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