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La bien nommée

Les pelouses aérohalines sont des formations végétales rases, dominées par les graminées, qui se développent sur les côtes exposées aux embruns ; d’où l’adjectif aérohalin, « aéro » renvoyant à l’air et « halin » à la salinité. Dans le langage commun, le terme « pelouse » désigne un gazon semé et régulièrement tondu, de fait très pauvre en espèces. Tandis qu’en écologie, une pelouse correspond à un milieu herbacé, naturellement ras, évoluant sur un sol généralement peu épais et pauvre en nutriments.

 

Une œuvre d’art

Au printemps, les pelouses aérohalines prennent des teintes roses et blanches dues à la floraison de la Silène, de la fameuse Armérie maritime ou encore de la Carotte sauvage. C’est la Fétuque rouge du littoral qui confère à ces pelouses un vert profond. Peu exigeantes, ces plantes se contentent de sols pauvres et minces, et sont capables de résister aux vents soutenus et aux embruns.

 

Gîte et couvert… avec vue sur mer

Malgré ces conditions environnementales singulières, une faune diversifiée s’y épanouit. De nombreuses espèces de coléoptères et papillons peuvent y être observées. Ces habitats sont aussi le terrain de chasse du Traquet motteux ou du Pipit maritime qui s’y déplacent avec une agilité surprenante et bravent les vents puissants. Certains oiseaux y construisent même leur nid à même le sol.

 

Et en Côtes d’Armor ?

Les pelouses aérohalines sont largement répandues sur le littoral costarmoricain. Néanmoins, toutes ne sont pas dans un bon état de conservation. Ce sont des milieux fragiles et extrêmement sensibles au piétinement. Sur le rivage et les îlots facilement accessibles à marée basse, de belles zones de pelouses aérohalines sont ainsi exposées aux pas répétés des promeneurs : lors de vos balades, essayez d’emprunter les sentiers existants et, si vous entendez le cri d’alarme d’un oiseau, prenez vos distances, il y a peut-être un nid !

 

N’hésitez à nous transmettre vos observations.

Plus d’informations sur la flore.

 

La diffusion des actualités du Réseau des naturalistes costarmoricains est soutenue par la Région Bretagne et le dispositif du Service Civique (Ministère de l’Éducation Nationale).

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