Agir pour les hirondelles et martinets

Des espèces en danger

Ces dernières décennies, les hirondelles et les martinets ont vu leurs populations décliner. Les effectifs d’Hirondelle de fenêtre ont par exemple chuté de 39% depuis 1989. Les raisons de ce déclin sont multiples : baisse de la ressource alimentaire par l’emploi d’insecticides, destruction directe des nids, modification du bâti (disparition des bâtiments ouverts et des cavités, ravalement des façades, etc.), destruction sur leurs zones d’hivernage.

 

Une démarche inter associative

Depuis 2018, le Groupe d’études ornithologiques des Côtes d’Armor (GEOCA) anime une campagne de sensibilisation dédiée aux hirondelles. L’objectif est d’apprendre au grand public à reconnaitre les différentes espèces, à recenser leurs nids et à les accueillir. En complément de la plaquette de l’enquête qui permet à chacun de s’informer et participer, des comptages participatifs sont organisés sur certaines communes. Ces animations permettent d’améliorer la remontée des informations et la sensibilisation des habitants, mais aussi d’initier des échanges avec les élus pouvant déboucher sur des actions concrètes pour protéger les nids et faciliter la cohabitation avec les habitants.

En 2022, le GEOCA, VivArmor Nature, la LPO Bretagne et Bretagne Vivante ont créé un groupe de travail « Agir pour les hirondelles et martinets » afin de mutualiser les outils et les forces vives. Une première action est engagée : former des bénévoles volontaires pour organiser un comptage participatif des hirondelles et martinets à l’échelle de leur commune ou leur quartier.

 

La mobilisation des bénévoles

Au printemps 2022, les quatre associations naturalistes ont réuni une trentaine de volontaires pour leur présenter les espèces, les menaces pesant sur elles, la législation, les leviers d’action, mais aussi les outils imaginés pour aider les bénévoles à organiser des comptages participatifs et accompagner des démarches de préservation : tutoriel du bénévole, courriers types, kit de communication, bibliographie…

Un système de compagnonnage a aussi été proposé : les novices ont pu assister à des comptages organisés par des bénévoles expérimentés avant de se lancer.

En complément des communiqués dans la presse régionale, les associations ont par ailleurs écrit à toutes les communes du département pour présenter la démarche en cours, rappeler la loi et la vulnérabilité des espèces, et proposer des rencontres pour échanger sur les leviers d’action.

 

Participer

Vous pouvez rejoindre le groupe à tout moment. Votre contact au sein de VivArmor Nature : delphine.even@vivarmor.fr / 06.27.47.49.94

Que vous rejoignez la dynamique ou non, n’hésitez pas à consulter le tutoriel du bénévole pour vous informer sur la problématique et les moyens d’action.

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