Le suivi annuel des bivalves
Depuis 2001, la réserve naturelle de la baie de Saint-Brieuc suit annuellement les coques du fond de baie de Saint-Brieuc. Depuis 2013, le suivi a été étendu à toutes les espèces de bivalves telles que les tellines, les scrobiculaires… Le but : acquérir de la connaissance sur les dynamiques et la biologie des espèces, évaluer les stocks pour l’alimentation des oiseaux et la pêche à pied, et gérer de manière plus efficace le gisement. Chaque été lors des grandes marées, l’équipe de la réserve et ses bénévoles parcourent donc les 130 stations pour échantillonner les bivalves. Cette phase terrain est ensuite suivie d’une phase en laboratoire pour identifier et mesurer les espèces, puis d’une phase modélisation et rédaction des rapports.
Résultats
Cette année, la biomasse (le tonnage de matière organique au mètre carré) n’a jamais été aussi faible depuis le début du suivi, particulièrement pour les coques (Nom latin : Cerastoderma edule) qui représentent en moyenne quasiment 80% de la biomasse totale des bivalves (voir graphiques des proportions des 8 espèces principales, en cliquant sur les images).
Cette diminution semble concerner l’ensemble des espèces, en particulier les trois principales : la coque (Cerasdorema edule), la telline papillon (Macomangulus tenuis) et la donace (Donax vittatus). Les graphiques suivant montrent les évolutions de biomasse au cours du temps depuis le début du suivi des bivalves en 2013 et de la coque en 2001. L’essentiel à voir sur ces graphiques, c’est la diminution des courbes ces dernières années ! La mortalité des coques observée ces dernières années concerne la classe d’âge adulte au dessus de 2.7 cm, soit la taille pêchable.
Pourquoi de telles diminutions ?
Il est difficile de savoir exactement à quoi ce phénomène est du. De fortes mortalités sont observées globalement en manche. En baie de Somme par exemple, les fortes mortalités semblent liées notamment à de fortes chaleurs et la présence d’une bactérie. En baie de Saint-Brieuc, l’équipe de la réserve est en train de mettre en place un suivi température et autres paramètres pour essayer de comprendre si cela peut impacter les bivalves. L’équipe commence également à s’intéresser à l’impact que peuvent avoir ces mortalités sur les oiseaux se nourrissant sur ces ressources. Aujourd’hui, au vu des stocks très faibles, la pêche professionnelle est fermée sur le secteur fond de baie de Saint-Brieuc.
Liens :
Pour en savoir plus sur le suivi et les résultats : c’est sur cette page et cette page ! Pour tout savoir sur la pêche à pied, c’est sur cette page !



