Chaque mois, nos volontaires en service civique ou des naturalistes bénévoles dressent le portrait d’une espèce visible en Côtes d’Armor. Zoom sur la Couleuvre helvétique.
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Pas toujours apprêtée
Présente dans une grande partie de l’Europe de l’Ouest, la Couleuvre helvétique (Natrix helvetica), anciennement appelée Couleuvre à collier, est l’un des serpents les plus communs de nos régions. Reconnaissable à sa coloration grisâtre à brun vert et aux tâches sombres sur son dos, elle arbore souvent un collier clair derrière la tête, mais certains individus plus foncés ou plus anciens en sont dépourvus.
Un mode de vie étroitement lié à l’eau
La Couleuvre helvétique fréquente une grande variété de milieux humides (bords de cours d’eau, mares, étangs, tourbières, prairies inondables, etc.). Excellente nageuse, elle chasse essentiellement dans l’eau et se nourrit principalement d’amphibiens et de poissons et occasionnellement de micromammifères et de lézards. Active de mars à octobre, elle passe l’hiver dans des abris souterrains.
Précieux compost
Pour déposer sa ponte de 10 à 50 œufs fin juin/début juillet, la Couleuvre helvétique recherche des sites combinant chaleur et humidité, comme les tas de matériaux organiques en décomposition (bois mort, tas de compost, fumier ou foin, etc.). Les femelles peuvent investir le même site que d’autres congénères voire espèces et y être fidèles d’une année à l’autre.
Des stratégies de défense surprenantes
Dépourvue de venin et totalement inoffensive pour l’Homme, elle possède plusieurs stratégies pour dissuader ses prédateurs. Face à une menace, elle peut se gonfler et siffler pour impressionner, sécréter un liquide à l’odeur désagréable ou encore feindre la mort en se retournant sur le dos, gueule ouverte et langue pendante. Ces comportements spectaculaires sont sans danger pour l’observateur.
Des menaces
La Couleuvre helvétique est menacée par la destruction et la pollution des zones humides qui impactent directement les amphibiens, ses proies de prédilection, mais aussi par les infrastructures routières qui causent une forte mortalité.
Et en Côtes d’Armor ?
L’espèce est largement répandue dans le département. Très discrète, elle s’observe plus facilement sur ses placettes de chauffe le long de lisières bien exposées.
N’hésitez pas à nous transmettre vos observations.
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La diffusion des actualités du Réseau des naturalistes costarmoricains est soutenue par la Région Bretagne et le dispositif du Service Civique (Ministère de l’Éducation Nationale).
