Chaque mois, nos volontaires en service civique ou des naturalistes bénévoles dressent le portrait d’une espèce visible en Côtes d’Armor. Zoom sur le Renard roux, par Gilles Pichard, naturaliste bénévole.
© Gilles Pichard
Appartenant à la famille des canidés comme les chiens, le Renard roux (Vulpes vulpes) est une espèce très commune, d’une petite dizaine de kilogrammes en moyenne.
L’animal est toutefois discret durant la journée et s’active aux premières lueurs de l’aube et à la tombée du jour, grâce à sa bonne vision nocturne.
L’espèce a bien compris le bénéfice qu’elle peut tirer des communautés humaines en se nourrissant de leurs élevages et de leurs poubelles. Fermes et villages ont attiré le renard de tous temps et il est désormais coutumier des agglomérations et des zones commerciales, qu’il visite nuitamment avec de plus en plus de hardiesse, malgré sa crainte de l’Homme.
Ces sources de nourriture facile demeurent toutefois un complément à son alimentation très éclectique. Elle comporte des petits vertébrés, principalement des rongeurs, des oiseaux, leurs poussins et leurs œufs, occasionnellement des poissons qu’il sait pêcher, et des gros insectes qui représentent une source abondante de protéines. A l’occasion, il sait se contenter d’une charogne et son régime carné intègre aussi, au rythme des saisons, des fruits et baies sauvages ou grappillés dans les jardins et les vergers.
Très opportuniste et par ailleurs assez prolifique, ses populations pourtant pourchassées ne sont pas en péril. Il ne fait qu’une seule portée annuelle de 4 ou 5 renardeaux élevés au fond d’un terrier, creusé par ses soins ou désaffecté par un blaireau ou un lapin de garenne, avec lesquels il peut même cohabiter pacifiquement en logement partagé.
Sa longévité moyenne est d’une quinzaine d’années, du moins s’il n’est pas victime de son statut d’espèce nuisible qui autorise à le chasser, piéger et déterrer pratiquement en toutes saisons, alors que c’est l’un des plus efficaces régulateurs de petits rongeurs champêtres.
On s’émerveillera ainsi de le voir « muloter » en bondissant au-dessus des galeries de ses proies souterraines, détectées grâce à son ouïe exceptionnelle.
N’hésitez pas à nous transmettre vos observations.
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