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Comment aider la faune sauvage, notamment urbaine, à traverser les épisodes caniculaires qui nous attendent ?

 

Des points d’eau adaptés

En cas de fortes chaleurs, le premier geste utile est de mettre de l’eau à disposition des animaux : une gamelle d’eau en hauteur pour les oiseaux et une gamelle au sol pour les autres animaux.

Quelques conseils pour créer un point d’eau sécurisé :

* Privilégier un récipient peu profond, comme une soucoupe pour pot de fleurs, et y placer une pierre ou une branche pour permettre aux insectes et autres petits animaux de ressortir.

* Installer l’abreuvoir à l’ombre et dans un endroit dégagé pour éviter la prédation.

* Renouveler l’eau chaque jour et nettoyer régulièrement la gamelle pour éviter la propagation des maladies et la prolifération des moustiques.

Si vous en avez la possibilité, vous pouvez vous lancer dans la création d’une mare dans votre jardin. Il est aussi important de sécuriser les points d’eau existants (bassins, piscines) pour éviter les noyades.

 

Un jardin sauvage

De manière générale, nos conseils habituels pour aménager un jardin accueillant pour la biodiversité vont permettre de ménager des îlots de fraîcheur :

* Retarder la tonte et ménager des zones d’herbes folles,

* Planter des arbres et arbustes locaux,

* Faire des tas de bois, branches, feuilles, tontes, etc.

* Laisser le lierre s’exprimer (abri ombragé pour la faune et isolant pour les arbres).

 

Animal en détresse : contacter la plateforme SOS Faune Sauvage Bretagne

Les animaux en détresse trouvés durant les épisodes de fortes chaleurs ne souffrent pas forcément de déshydratation. Les symptômes visibles de la déshydratation : respiration rapide, étourdissement, léthargie, confusion.

En cas de doute, n’hésitez pas à solliciter la plateforme SOS Faune Sauvage Bretagne : 02.57.63.13.13contact@sosfaunesauvage.bzh www.sosfaunesauvage.bzh

Des professionnels de la santé animale répondent 7 jours sur 7, de 9h à 18h, et organisent si nécessaire les transferts des animaux vers des structures adaptées (centres de soins, cliniques vétérinaires partenaires).

Toutefois, pendant les canicules, le nombre d’appels explose et les centres de soins sont saturés.

Dans l’attente d’avoir un professionnel au téléphone voire une place dans un centre de soins, ces ressources peuvent vous être utiles :

* Fiche de la LPO sur la prise en charge un oiseau déshydraté

* Fiche de la LPO sur la prise en charge d’un Martinet noir

* Page et guide de la LPO pour analyser les différentes situations de détresse et adapter les premiers soins

 

Martinets, hirondelles et goélands, premières victimes de la chaleur…

Les poussins de goélands passent par une phase exploratoire avant de savoir voler. En ville, ils finissent régulièrement au sol, ce qui les expose au danger mais aussi à des ramassages injustifiés par des personnes croyant bien faire. Lors des canicules, la chaleur est tout simplement intenable sur les toits (absence d’ombre, surface brulante) donc les petits sont d’autant plus enclins à sauter… Si vous trouvez un jeune au sol et que l’environnement n’est pas sécurisé, essayez de le mettre à l’abri en hauteur mais toujours à proximité immédiate, à moins de 50 mètres du lieu de découverte, pour permettre aux parents de le retrouver et de continuer à le nourrir et le protéger. Un jardin clos sur l’arrière de la rue de la découverte est idéal dans ce type de situation : il permet de protéger le jeune des voitures et des passants mal intentionnés et de mettre à disposition une gamelle d’eau et des coins d’ombre.

A contrario, les jeunes hirondelles et martinets ne quittent normalement le nid que lorsqu’ils sont capables de voler. Lors des fortes chaleurs, beaucoup de jeunes suffoquent dans leur nid et tombent en essayant d’en sortir. Un jeune trouvé au sol est donc en détresse. Dans le cas d’un martinet, retrouver le nid et y accéder pour remettre le jeune est la plupart du temps impossible : la prise en charge s’impose (voir fiche LPO). Dans le cas d’une hirondelle, la réintroduction dans le nid d’origine ou dans un nid voisin reste la meilleure option pour la survie du petit. Pour que l’adoption par un autre couple fonctionne, il faut viser un nid avec des jeunes de même taille et donc de même age et éviter les fins de journée. En effet, en soirée, les jeunes volants reviennent se mettre à l’abri dans le nid pour la nuit, donc si vous placez un jeune non volant parmi des jeunes volants, le lendemain la famille partira chasser toute la journée et votre jeune ne sera pas nourri. Il faut donc s’assurer que le nid est occupé par des jeunes non volants (se demander si le nid a été ravitaillé toute la journée la veille).

 

Soutenir la plateforme SOS Faune Sauvage Bretagne

Créée en 2024, la plateforme a montré toute sa plus value pendant cette période de crise (843 appels en une journée durant la canicule de juin). Son maintien et son développement s’avèrent indispensables. Pourtant, son avenir est compromis à l’horizon 2027, faute de soutiens publics et privés identifiés à ce jour.

Pour soutenir ce dispositif clé, n’hésitez pas à faire un don : https://www.helloasso.com/associations/lpo-bretagne/formulaires/2

 

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